Semer des Paysages CO2mestibles en sensibilisant les citoyens à l’entretien durable de leurs espaces verts.

Le projet De l’entretien durable aux paysages CO2mestibles vise à sensibiliser sur l’entretien durable des espaces verts et à démontrer une nouvelle façon de transformer un terrain gazonné en un jardin paysager écologiquement viable et nourricier. Le projet se déroule en Montérégie-Est dans sept municipalités, dont Richelieu.

Les 8 actions de l’entretien durable

  1. En tant qu’écosystème, votre pelouse a besoin d’une certaine diversité afin d’être naturellement équilibrée. Chaque élément a son rôle à jouer. Plus l’équilibre naturel est respecté, plus votre terrain sera facile d’entretien.
  2. Un gazon bien enraciné et adapté à nos besoins ne devrait pas nécessiter d’arrosage. Avec un bon choix de semences et de bonnes méthodes d’entretien, la pluie suffira à combler les besoins en eau du gazon. Une pelouse saine au sol riche peut facilement se passer d’eau pendant plus de deux semaines. Une pelouse qui devient jaune en période de sécheresse ne meurt pas, elle entre en dormance pour se protéger, plus particulièrement le pâturin du Kentucky. L’arrosage est alors inefficace. C’est le retour de la pluie qui lui redonnera vie. Au contraire, les arrosages fréquents ne favorisant pas l’enracinement en profondeur de la pelouse, elle demandera encore plus d’eau.
  3. Il peut être tentant d’utiliser des fertilisants chimiques pour avoir une belle pelouse. Cependant, il faut savoir que le gazon bien entretenu peut se suffire à lui-même, ou presque. N’oublions pas qu’il s’agit d’un écosystème. Il suffit de pratiquer l’herbicyclage, d’y appliquer une mince couche de compost une ou deux fois l’an et le tour est presque joué. Pour que votre expérience d’herbicyclage soit positive, respectez ces quelques règles :
    1. Ne pas tailler plus du tiers de la longueur des brins d’herbe.
    2. Tailler l’herbe lorsqu’elle est sèche.
    3. S’assurer que la coupe est nette, sinon il faut affûter les lames.
    4. Utiliser un appareil de tonte équipé de lames déchiqueteuses.
    5. Maintenir la hauteur de tonte entre 8 et 10 cm l’été.
  4. Conserver sa pelouse entre 8 et 10 cm est avantageux :
    1. Écosystème plus équilibré.
    2. Meilleure conservation de l’eau et de l’humidité.
    3. Diminution de l’évaporation.
    4. Inhibition de la croissance des herbes non désirées.
    5. Plus d’ombrage au sol.
    6. Enracinement plus profond.
    7. Augmentation de la densité.
  5. Une pelouse écologique demande tout de même un bon équipement pour son entretien. Les appareils à essence sont principalement responsables des émissions de gaz à effet de serre et de particules fines lors de l’entretien des pelouses. Désormais, il existe plusieurs modèles de tondeuses et de taille-bordures plus écologiques à privilégier.
  6. Quand le bout des brins d’herbe a tendance à blanchir après une tonte, prenez quelques brins et observez-en l’extrémité. Si le bout est dentelé ou effiloché, il est grand temps d’affûter la lame de la tondeuse. En effet, les brins d’herbe effilochés sont une porte d’entrée pour les maladies. Vous pouvez évidemment faire effectuer le travail par un spécialiste ou le faire vous-même. Il suffit d’avoir les bons outils.
  7. Pour plusieurs personnes, la tonte de la pelouse représente une corvée hebdomadaire. À tel point qu’elles se demandent quel est l’intérêt d’avoir recours au gazon? Il existe pourtant de nombreuses options pour diminuer la surface gazonnée de son terrain. En aménageant des plates-bandes et en installant un potager ou un jardin d’eau, vous réduirez d’autant la corvée de la tonte. Sans oublier que votre jardin y gagnera en beauté et en diversité.
  8. Les aménagements paysagers comestibles permettent une réduction directe des surfaces gazonnées en plus de l’implantation de plates-bandes nécessitant beaucoup moins d’entretien et d’arrosage par l’utilisation de paillis végétal (copeaux, feuilles mortes, paille, etc.) et d’espèces vivaces. Le concept est inusité puisqu’il intègre des plantes vivaces qui sont toutes utiles et comestibles (ex. fines herbes diverses, fleurs comestibles, petits fruits, arbres fruitiers, etc.). L’aménagement peut aussi intégrer des plantes potagères annuelles (tomates, poivrons, courges, haricots, etc.). Le paysage comestible peut utiliser des ressources renouvelables pour limiter l’entretien nécessaire (papier journal, carton, paillis, etc.).

Entretien durable aux paysages CO2mestibles

Table des matières – cartable

Fiches des végétaux

Fiche des végétaux à Richelieu

Votre paysage CO2mestible en photos

Pendant les travaux… Après les travaux!

Plan de plantation

Parc Michel Chartrand – Plan